Le Noeud Sud en maison IX, le Noeud Nord en maison III

Un chemin de vie du besoin de s'élever à la nécessité de partager la vie de tous les jours.

Le bagage : Le Noeud Sud en maison IX

Les personnes nées avec le Noeud Sud en maison IX ont une tendance à rejeter leur milieu culturel de naissance et à s'éloigner à la recherche d'un monde meilleur.

Elles n'aiment pas trop se mêler à ce qui leur rappelle leur culture originelle, qu'elles peuvent considérer comme inintéressante ou vulgaire. Elles préfèreront souvent s'en éloigner pour se donner des moyens d'étudier, de méditer ou de s'adonner à toutes formes de pratiques ou d'études propices à les élever vers un monde meilleur.
Il se peut qu'une part d'elles-mêmes, devant l'absurdité de leur vécu d'enfant, ait choisi de chercher "ailleurs", de s'élever au dessus des basses considérations de la vie courante, pour trouver un sens plus noble à l'existence.
Ces personnes ont la croyance qu'il faut s'extraire de la culture du milieu de naissance pour trouver la sortie, la solution, la porte du bonheur. Elles peuvent le faire par une frénésie d'études et d'explorations diverses et variées dans les courants de la pensée ou en allant à la rencontre des cultures et des paysages lointains. Souvent elles recherchent l'authentique dans le monde sauvage. D'une certaine manière le film "Into the wilde" pourrait bien exprimer cette quête d'ailleurs.

En début de vie, leur besoin d'une existence plus élevée les pousse à s'éloigner du brouhaha quotidien et à vivre sur un plan reculé pour développer une conscience différente à leur culture de naissance. Elles peuvent partir à l'étranger ou à la campagne rejoindre des modes de vie communautaires, alternatifs, écologiques, philosophiques ou religieux.

Leur besoin d'éloignement et d'exploration solitaire finit par les couper du monde et de la vie de tous les jours. Au lieu de s'élever, elles s'isolent dans un monde de théories où la vie n'a pas de place.

Elles pourraient s'évader au fin fond de l'Inde chercher la sagesse, elles finiraient avec le même sentiment d'isolement qu'elles ont toujours connu, à ânonner des phrases de grands sages sans en toucher, ni en vivre la sagesse profonde. Cet enfermement les empêche de construire une vie et des relations agréables. Elles n'arrivent pas à vivre simplement leur vie quotidienne et rattachent tout événement ou parole à leurs grandes théories de la vie.

Au bout d'un temps, elles se rendent comptent que leur fonctionnement les enferme dans un monde déconnecté de la réalité. Leur entourage se lasse de leur prise de tête, d'autant qu'elles finissent par être elles-mêmes déçues et désabusées des résultats de leur investissement personnel dans les grands idéaux de la vie qui, avec le temps, perdent leurs saveurs.

Le Voyage : Le Noeud Nord en maison III

Le Noeud Nord en maisons III invite ces personnes à reprendre contact avec la culture locale faite d'échanges simples, de communications quotidiennes et de relations de proximité. Connaître son voisin, son boulanger, son facteur, échanger, faire commerce au sens ancien du terme, qui évoque autant l'échange de parole que de biens et de service, est la voie qui leur redonnera goût à la vie.

Combien de fois ont-elles négligé de répondre à une proposition parce qu'elles la trouvaient sans intérêt ? Combien de dîners ont-elles refusés, combien d'apéros ont-elles ratés, considérant qu'il s'agissait là d'une perte de temps dans des mondanités vulgaires ?

Quelque soit la profondeur de notre conscience et la compréhension élevée du fonctionnement de la vie que nous avons pu cultiver ou atteindre, nous sommes avant tout des êtres sociaux qui avons besoin de vivre ensemble et pour cela de communiquer avec nos semblables. Apprendre n'est pas la seule fonction de l'être humain. Pour évoluer il nous faut aussi partager.
Tout maître le sait. Quelque soit notre degré d'évolution, il arrive un stade où si nous n'allons pas à la rencontre de l'autre pour l'enseigner, pour transmettre ou simplement partager la vie en y apportant notre conscience, on ne peut plus évoluer. C'est la leçon que les personnes qui ont le Noeud Nord en maison III ont à apprendre. Cesser de ne vouloir qu'apprendre les mystères de la vie, et apprendre à partager la vie est leur chemin.

Ces personnes ont longtemps négligé la communication de proximité qu'elles ont pu percevoir comme une perte de temps, une activité banale et insignifiante ou inutile. Il leur est maintenant nécessaire d'apprendre ou de réapprendre cette communication usuelle avec les autres.
Un jour, elles prendront la décision de renouer avec la relation, la vie, l'échange. Elles quitteront leurs contrées sauvages et prendront finalement un certain plaisir à découvrir le monde urbain, les relations de voisinage, les échanges familiers. Elles pourront, dans ce chemin, reconstruire des liens fraternels trop longtemps négligés, qui leur apprendront le plaisir de partager la vie sur un plan relationnel fait de petits échanges en apparences anodins, mais qui en réalité, font toute la richesse de la vie.
C'est ainsi, en acceptant de faire l'expérience de la relation humaine, qu'elles pourront réellement intégrer la sagesse qu'elles avaient tant espéré atteindre. Leur chemin est de prendre plaisir à s'engager dans la richesse infinie des relations humaines pour y découvrir que sans la relation, nous ne sommes rien.

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Commentaire

Le Noeud Sud en maison IX, le Noeud Nord en maison III — 30 commentaires

  1. Incroyable cette description…!!! Je m’y retrouve entièrement.

    Attirée par un monde meilleur, j’ai très vite voyagé, cherché à quitter le milieu d’origine. En quête de vie ‘sauvage’, j’ai fini par me lancer dans l’ethnologie et sur des terrains très ‘exotiques’. Aujourd’hui, je souffre de mon isolement académique, j’essaye de finir ma thèse, je ne fais que bosser et ça patine (ça fait plus de cinq ans que je fais du sur-place), plus aucun plaisir. (En plus j’ai le nœud sud en capricorne et le nœud nord en cancer.)

    Je vis à l’étranger mais je n’ai qu’une envie c’est de rentrer en France vivre auprès des miens. Alors qu’avant mes relations familiales n’étaient pas terribles et je n’étais pas du tout ‘famille’. Je suis hyper isolée et je me rends compte que tout ça n’a plus aucun sens, que ma vie a pris un chemin qui ne rime plus à rien. Je sacrifie tout pour un but dont je ne comprends même plus l’intérêt (mais après tellement d’effort et d’acharnement je n’arrive pas à renoncer, à chaque fois je me dis que je suis si près du but).

    Cette longue expérience dont je doute encore qu’elle se solde par un succès malgré les efforts acharnés, m’a fait prendre conscience à quel point j’ai besoin de douceur de vivre, de familiarité, de relations et de choses simples. Plus jamais je ne sacrifierais tout pour un projet. C’est complètement dingue et inutile, on a qu’une vie. Je comprends que la vie n’a pas besoin d’être dédiée à un grand dessein, que quelque chose de plus grand s’occupe de notre chemin aussi, que l’acharnement ne mène qu’à la tristesse et au désespoir. J’ai envie de choses simples.

    • Merci pour ce témoignage, il illustre parfaitement ce chemin.
      Je suis ravi pour vous. Votre parcours est saisissant et votre dernier paragraphe me touche beaucoup. Votre ouverture est très belle. Vous avez intimement compris la dynamique de votre chemin de vie. Bravo!

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