La responsabilité individuelle

En modifiant des pages de ce site que je suis en train de remanier en douceur pour le rendre plus clair, je suis tombé sur témoignage qui citait cet article que j'ai écrit dans mon ancien blog. Il date de décembre 2010. En le relisant, je me suis dit qu'il était important que je le partage ici étant donné toutes les questions que chacun pose et se pose. Le voici donc. Bonne lecture.

Quand on chemine dans sa vie et que l’on veut changer, évoluer, on ne peut plus rester enfermé dans des croyances que l’on est une victime de la vie. On prend conscience que les situations que nous vivons, aussi pénibles soient-elles, sont toutes des situations idéales pour nous faire avancer dans le sens qui nous va le mieux.

Sortir de la victimisation demande à ce que l’on prenne conscience de notre responsabilité individuelle dans les étapes de vie que nous avons traversées ou que nous traversons. Cette prise de conscience et quelque fois difficile à faire.

Un enfant est maltraité par ses parents. De cette maltraitance, il garde de profondes blessures. Adulte, il se sent handicapé par rapport à d’autres adultes qui lui semblent à l’aise dans des domaines où lui ressent de l’inhibition, de la gène, du mal être. Il se sent différent et ressent une injustice d’avoir à vivre avec les séquelles d’une maltraitance.

Quelle est sa responsabilité ? Il a été maltraité, c’est un fait. Il a été victime de maltraitance. Tout le monde peut s’accorder à le dire. Notre sens de l’injustice à tendance à dire que cet enfant est une victime de ses parents qui sont 100% responsables de la situation. L’enfant peut demander réparation et l’obtenir ou pas. Sur des faits datant de 20, 30 ou 40 ans, à une époque ou rosser les enfants faisait partie de principes éducatifs admis, il a peut de chance d’obtenir réparation. S’il ne l’obtient pas que lui reste-t-il ? Rester dans son état de victime et se morfondre toute sa vie ?

C’est à ce carrefour là que l’on décide ou pas de devenir responsable ou non de sa vie. Responsable à 100%. Mais comment lutter contre le sentiment que l’on a été une victime ? Comment évacuer le sentiment de l’injustice que l’on a subi ? Cela ne s’efface pas comme cela les paires de claques, les humiliations, les spoliations, les abandons, les violations… Et plus tout cela a été dur, plus on se sent injustement bafoué, écarté de sa vie, négligé.

Alors qu’est-ce que notre responsabilité dans toute cette violence ?

Si on croit que la vie est un hasard et que nous naissons en étant issu d’une suite de réactions biochimiques, que notre conscience n’existe que dans la connexion de nos neurones et que la mort emporte tout avec elle, alors, il est quasiment impossible d’accéder à une conscience de notre responsabilité personnelle dans notre vie. On ne peut que se morfondre jusqu’à la fin de son existence et pleurnicher sur nos malheurs. Dans une conception de l’existence darwiniste et rationaliste où aucune forme d’existence n’existe en dehors de la manifestation du corps, la vie est profondément désespérante. L’injustice domine le monde.

Si on croit que nous existons avant de naître, et que nous choisissons nos éducateurs, parents, frères et sœurs, milieu social, nation, culture… date, heure et jour de naissance en fonction d’un programme choisi à l’avance, alors on peut commencer à envisager que nous ayons une responsabilité personnelle dans le choix de nos vies. Alors on peut commencer à envisager que l’on n’est pas une victime et qu’il ya quelque chose à comprendre et à découvrir derrière notre vie apparente.

On peut alors concevoir que nous avons décidé d’être élevé en portant sur nous des poids, des croix, des peines, des souffrances, pour nous faire avancer comme des étalons de courses arriver à l’âge adulte.

Lorsque l’on veut préparer son corps à de grandes performances physiques, on le soumet à toutes sortes de tortures. On courre avec des poids sur les épaules, on se muscle au prix de grands efforts, on fait des pompes, on s’entraine sans relâche, on prend un coach super exigent qui ne nous pardonne rien, on s’astreint, on se confronte, on se met à l’épreuve du pire sans cesse pour être au top le jour de notre rendez-vous, pour ce marathon, pour ce championnat, pour ce combat ou pour cette ascension que l’on veut réaliser au meilleur de nous-même !

Nous sommes capables de nous choisir des épreuves extrêmement dures pour tirer de nous le meilleur et rendre nos performances excellentes. Pourquoi, ce que nous faisons sur notre corps dans un but que nous choisissons, ne serions-nous pas capable de le faire sur notre âme et notre conscience ?

Et si on avait choisi avec nos parents, conjoints… les meilleurs partenaires pour nous coacher à aller vers notre but caché ? Et si on se sous estimait tellement qu’on ne se rendait pas compte que toutes ces épreuves n’ont eu d’autre but que de nous élever bien plus haut qu’on ne l’imagine ? Comme des poids qu’on aurait fait peser sur nos âmes pour apprendre à la rendre plus forte et plus grande. Et si au lieu de pleurnicher sur notre sort et les blessures de toutes ses longues années d’épreuves intensives, on décidait de profiter aujourd’hui de ce que la vie a musclé en nous ? Et si, aujourd’hui on se décidait à se retirer les poids et les altères pour commencer à courir et à voler de nos propres ailes ? Et si on décidait aujourd’hui de devenir responsable à 100% et de profiter de notre entrainement pour prendre le départ de la course au lieu de continuer à se plaindre des mauvais traitements que nous ont infligé tous ces coachs ?

Peut-être aurions-nous la joie de découvrir quelle ligne d’arrivée on s’est préparé à franchir ? Quel sommet on a visé de grimper ? Quelle hauteur de sauter ? Quelle joie de découvrir ?

Peut-être découvririons-nous qui nous sommes ?

Exercez votre discernement. Ne prenez pas ce qui est écrit comme parole d'évangile. Interrogez-vous intérieurement pour ressentir ce que vous lisez. Avant de commenter cette page, vous êtes invité(e) à prendre connaissance de la ligne éditoriale dans les mentions légales.

Commentaire

La responsabilité individuelle — 21 commentaires

  1. Bonsoir,

    Je tombe sur votre site aujourd’hui…trop tard. J’ai eu une consultation récente avec une autre personne…n’ai pas tout compris ! Je suis déçue, j’en avais besoin…la vulgarisation et l’adaptation à qui l’on a en face de soi me semblent primordiale pour celui qui exerce ce métier.
    J’ai aussi écris récemment un article sur la responsabilité. Pour moi le cheminement de l’individu passe par la croyance qu’il est victime de situations extérieures dont il reproduira les ressentis. Ses décisions et ses actes dépendent de son vécu antérieur. Et un jour peut être, il découvrira qu’il a la possibilité de faire autrement. Il comprendra alors que ce ne sont pas les événements qui dirigent sa vie mais ce qu’il choisira d’en faire.
    C’est alors que s’annoncera un renouveau où la personne peu à peu s’impliquera dans sa vie, s’ouvrira à de nouvelles perspectives, pour un autre jour vivre libre et en harmonie.
    Le sentiment d’être responsable de soi et non victime des autres engage les premiers pas vers la croissance personnelle.
    Merci pour ce site où l’Ame a toute sa place.

    • Merci Fati,
      Merci pour votre commentaire. Je suis désolé pour vous. Quel dommage. Votre cas n’est pas isolé. C’est difficile quand on est astrologue de ne pas s’enfermer dans sa technicité. Le jargon prend souvent toute la place.
      J’essaie de faire autrement. Votre tour viendra 😉

  2. Bonjour Tristan,
    Je vous lis pour la première fois et avec intérêt.
    Dans La Responsabilité individuelle, que signifie « programme choisi à l’avance » ? Je crois qu’il faut que je comprenne ça pour aller plus loin.
    Merci d’avance!

    • Bonjour Mèche Blonde (Warfff 🙂 juste une mèche… )
      « programme choisi à l’avance » signifie pour moi que nous choisissons notre vie, notre incarnation en fonction de l’expérience que l’on veut développer. C’est une croyance, la mienne. Je ne saurais pas vous démontrer que cela est vrai ou pas. C’est mon intime conviction.
      Bonne fêtes !

  3. Bonjour !
    Donc les pauvres ont choisit de naître pauvre et ne plus être pauvre n’est qu’une question de volonté …hum hum …
    Les enfants battus auraient choisis d’être battus (hum hum) et tant qu’ils se vivrons comme victimes et non « responsables » de leur destin ils ne pourront pas évoluer …
    Sauf qu’il y a un petit grain de sable : par exemple les enfants battus se sentent toujours responsables de ce qui leur arrive , pour eux c’est même mérité . Et au contraire il faut leur faire admettre qu’ils ne sont en rien responsables de se qu’il leur arrive et qu’ils sont uniquement des victimes pour qu’ils puissent se réparer .

    Pour Suzy :
    « Ceci pour dire que le caractère de la personne doit en principe avoir les moyens de ne pas se montrer comme une victime si elle veut s’en sortir mais tout dépend de son potentiel. Pour exemple, il est une histoire racontée par B Cyrulnik, .. » « La fameuse résilience est là mais la cadette n’a pas trouvé cette force, .. »

    Attention ! la résilience n’a rien a voir avec la force de caractére, ou la volonté . Et on ne peut pas cicatriser de tout , et tout ne se cicatrise pas . D’ailleurs un des effets pervers de cette notion de résilience ça été d’aggraver le cas de certaines victimes en les culpabilisant de ne pas arriver a faire résilience .

    • Oui vous avez raison, faire admettre qu’on n’est pas responsable est un processus de la guérison. Il faut voir qu’on a été la victime et non le responsable. Mais cela n’est pas suffisant pour guérir vraiment.
      Dire que tout n’est une question de volonté est votre interprétation. Je ne le pense pas. Prenait quelqu’un qui naît avec un handicap fort, une maladie dégénérescente… la volonté ne changera pas son handicap ou sa maladie. C’est l’expérience de vie qu’il a choisi. Toutes les expériences de vie n’ont pas pour but de finir beau grand et riche.

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