La nouvelle Lune du 27 septembre 2011

La douceur temporaire de la  la fin de l'été vient de s'éclipser et nous revoilà dans un moment de tension assez fort. Il n'y a plus grand chose de souple dans moment que nous traversons. A quelques heures de cette nouvelle Lune, cette tension est palpable, et elle le demeurera encore une dizaine de jour car les astres vont enchaîner des aspects de conflits pendant un certain temps encore. Cela ira mieux dans une quinzaine de jour, mais dans le moment présent, c'est plutôt la tension qui caractérise l'ambiance.

Avant d'aller voir de plus près ce que cette tension nous propose de regarder, je vais vous faire part d'une expérience personnelle. J'ai vécu aujourd'hui quelque chose qui ressemble à cet état de tension.  J'avais depuis quelques jours un état de stress qui augmentait et que je n'arrivais pas à canaliser. Je me suis retrouvé aujourd'hui même dans un état de colère intense. Un événement qui me donnait le sentiment que l'on me privait de ma liberté à fait exploser une colère incroyable. C'était soudain, brutal et violent. Vital, existentiel.

Je tentais de tenir bon depuis un moment pour ne pas me laisser déborder par ce stress  qui remontait à la surface. Mais les événements ont été plus fort et paf ! je n'ai pu résister. Ma colère a explosé et il a bien fallu faire quelque chose avec.

Ce qui m'a fait sortir de cet état fut d'accepter que dans le fond j'avais surtout une grosse peine qui était cachée derrière cette colère. Mieux encore, ce qui m'a fait sortir de cette colère et de ce conflit fut de partager cette grosse, immense peine. Au lieu de partager la colère, j'ai partager la peine, je l'ai exhumée. J'ai accepté que je ne pouvais pas me défendre contre cette grosse peine, qu'elle était plus forte que ma résistance et qu'il fallait bien que je la regarde de près au risque qu'elle me déstabilise un peu et me donne un instant, le sentiment que je ne contrôlait rien. Je me suis trouvé tout désorienté. Le partage, l'acceptation ont enlevé la colère, et la peine s'est évanouit.

Depuis, j'ai l'impression qu'on m'a enlever un poids de 5 tonnes sur les épaules et je me sens à nouveau à l'aise dans mes baskets. Pourtant, le climat n'a pas changé. L'ambiance est toujours la même. Les astres sont quasiment dans la même configuration. Ce qui a changé, c'est que j'ai accepté la remise en question que l'énergie du moment me demandait de faire pour avancer.

Une lunaison, c'est cela. Si le climat est tendu, cela n'indique pas que l'on va se sentir mal tout le temps. Cela indique une tension ou un conflit à résoudre. On se sent mal tant que le conflit n'est pas résolu. Une fois que cette tension est résolue, on ne sent plus sur soi la difficulté du moment, on se sent même bien.

Un peu d'astrologie maintenant ? Ca va être court, parce que j'ai dit l'essentiel plus haut.

L'ambiance du moment ranime une opposition entre le besoin existentiel de se sentir libre et nos envies d'échanges et associations avec les autres (Uranus en Bélier opposé à Soleil et Lune en Balance). On a l'impression que l'on a du mal à concilier notre indépendance et notre désir de nous harmoniser avec les autres. En soit cela pourrait entraîner quelques frictions, mais pas de grandes tensions.

Ce qui génère de la tension, c'est que ces deux énergies - besoin fort d'exister libre et indépendant et besoin de vivre en harmonie et en association - sont profondément déstabilisées par une remise en question de nos structures matérielles  (Pluton en Capricorne est carré à Uranus en Bélier et au Soleil en Balance).  Autrement dit si on s'accroche à l'un ou l'autre de ces besoins sans accepter de changer nos structures matérielles, sans prendre en compte une remise en question de ce à quoi on a l'habitude  de se raccrocher pour se rassurer matériellement, on va au clash. On augmente la tension, on charge le canon de poudre et on augmente le taux d'électricité dans l'air.

En ce moment notre pire ennemi est de revendiquer comme un besoin existentiel notre soit disant liberté de vivre comme on veut et comme on l'entend sans remettre en question notre structure matérielle. Nous devons accepter l'allègement de nos structures matérielles et cesser de nous imaginer que l'on peut encore entretenir le vieux château de famille comme au temps jadis. Notre pire ennemi est aussi de penser que l'on peut préserver l'harmonie, l'échange, l'équilibre sans revoir complètement nos bases. Ce sont des illusions.

Si la vie nous propose dans des moments comme celui-là, de revoir des choses, ce n'est pas pour aller plus mal, c'est pour aller mieux. C'est à cela que servent ces moments de tension. C'est pour faire exploser la tour qui renfermait le chagrin bien caché que l'on ne voulait pas voir. La souffrance n'est que dans notre résistance à nous débarrasser de ces forteresses que l'on bâti pour planquer nos peines. Nos revendications existentielles ou nos besoins de préserver une fausse harmonie, si ils ne sont pas justes, ne sont que des protections illusoires pour cacher nos peines d'enfant d'avoir été négligé ou mal protégé. Quand on construit des exigences ou qu'on se mure dans des silences pour ériger des tour d'ivoire qui nous protège, on s'enferme dans un faux confort qui nous étouffe et on ne vit plus.

J'écoutais avant hier un médium parler des demeures de pouvoir, les vieilles bâtisses des princes et consorts. Il disait que ces lieux de pouvoir était hanté par le souvenir des luttes, des conflits et des intrigues des générations qui se sont partagées leurs richesses et leurs "conforts".  Il racontait comment le fantôme de Lincoln hante encore aujourd'hui les habitants de la maison Blanche.

A quoi bon tenir à ces caveaux de luxe hanté par nos peurs? N'est-il pas tant de libérer nos peines pour alléger nos consciences et vivre heureux?

 

 

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Commentaire

La nouvelle Lune du 27 septembre 2011 — 11 commentaires

  1. Bonjour Tristan,
    J’ai mis le doigt sur cette colére qui m’empèche d’accepter l hospitalité de mes amis(vous),je dis, oui je dis non ,j’arrive à l’improviste en espérant qu’on me dise non.J’ai peur d’être a la « merci »de quelqu’un!Alors après t’avoir lu j’ai cherché et je me suis rappeler un épisode de ma vie de toute petite fille ou je me suis retrouvée dehors ne savant pas ou aller.C’est la même souffrance,Marie -Lore me l’avait déjà dit et pardon à Gaelle qui comprendra.
    Je t’embrasse trés fort

  2. Bonsoir Tristan, c’est toujours très intéréssant de lire vos ressentis concernant la lunaison et je me retrouve bien souvent dans chacune d’elle,cette NL de Septembre n’échappe pas à la régle, l’énergie s’est même manifestée un peu en avance, lundi soir pour être précise.
    J’ai enfin exprimé une colère que je gardais en moi depuis des semaines à la personne concernée, sujet de ma colère. Ce fût violent, soudain mais vital et impératif de le faire.
    Aujourd’hui, je me sens libérée et surprise de pouvoir passer aussi facilement sur 15 ans d’amitié, comme si ce coup d’éclat ne pouvait être que la conclusion logique de cette amitié.
    La NL s’est produite dans ma maison 3 en carré de mon mars, autant dire que le verbe a été cinglant…
    Merci et bravo pour votre travail, c’est toujours un plaisir de vous lire

  3. Génial! J’avais un rdv ce matin, avec une personne que j’avais quitté en colère. Il y a 4/5 jours, j’ai repris rdv avec lui en me disant qu’il fallait au moins que je lui dise ce qui s’était passé et ce que j’avais ressenti au dernier rdv. Le rdv était ce matin. Quand j’ai lu ta lunaison ce matin, je me suis dit « pétard, c’est pas gagné! ». Et puis je me suis dit : si je me branche sur mon ressenti, comme Tristan le décrit, et non sur ma colère, comment je peux dire les choses?
    J’ai trouvé les mots, et le rdv a été génialissime (-;
    Merci, bises

  4. Merci d’avoir donné cet exemple concret et vécu pour expliquer l’ambiance.
    Je ressens aussi en ce moment ce besoin de libérer les peines. Mon corps me le fait bien sentir d’ailleurs en m’envoyant des signes très clairs.
    J’ai l’impression que cette période me demande d’être sincère avec moi même, comme le dit Marie-Lore, mais aussi d’être souple avec les autres. Lorsque j’y arrive tout se dénoue, c’est un vrai bonheur …

  5. Cette rentrée m’éclate, enfin ma rentrée de mi septembre :o)
    Je constate que toutes les personnes qui n’ont pas pris leurs responsabilités et n’ont pas mis en place les actions concrètes pour faire bouger leur vie se retrouvent coincées, au pied du mur, avec une dureté autour d’elles sans pareil. Elles n’ont plus d’autres choix que de subir le contexte et de faire sans filet cette fois, avancer les choses en prenant en main ou plutôt en se retrouvant obligé de prendre en main sans plus attendre les situations difficiles dans l’urgence.
    Et les autres surfent sur la vague de la rentrée en vivant leurs envies et se sentent plutôt sereins dans cette rentrée 2011.
    Alors oui cette rentrée me réjouit, elle marque un tournant dans la conscience des gens, on ne peut plus lisser, ni faire semblant. Entrer dans la transparence, la sincérité avec soi et les autres semble être au gout du jour! Je me réjouis. Le monde change!

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