Que nourrissons-nous ?

Il y a quelques mois lors du Brexit, j’avais commencé à écrire un texte que je n’avais pas publié faute de temps. Je l’ai relu et je me suis dit qu’il restait d’actualité. Le voici avec un petit commentaire.

Cette nuit je me suis couché tard, et ce matin je me suis levé d’une humeur étrange. Je l’ai attribuée à un manque de sommeil. Mais en fait non, j’ai eu le temps de sommeil qu’il me fallait. J’étais juste d’une humeur à regarder le verre à moitié vide, sans comprendre pourquoi. Objectivement dans ma vie personnelle, rien ne le justifiait. J’ai compris ce qui se passait un peu plus tard pendant un court trajet en voiture.
Mon premier rendez-vous aujourd’hui était une personne qui est arrivée prise d’une angoisse qu’elle ne comprenait pas. Je lui demandais si quelque chose le justifiait dans sa vie.
– « Non, rien. Pas plus ni moins hier qu’aujourd’hui. »
– « Alors si cela ne vient pas de votre vie, cela vient d’ailleurs. Qu’est-ce qui se passe dehors aujourd’hui ? »
– « … »
Elle ne voyait pas le sens de ma question.
Je lui racontais que j’avais compris mon état ce matin en écoutant brièvement la radio dans mon trajet en voiture. Des chroniqueurs et autres experts paniqués étaient en train de s’affoler autour des effets du brexit anglais, le CAC 40 reculerait de 8%, Peugeot de 15%, c’est un crack boursier… Ahhhhh au secours tout le monde s’affole.
Une énergie de panique et d’angoisse vient de secouer le monde à l’idée que le système financier s’écroule. Et nous voilà tous atteints comme si des mange-morts avaient recouvert la planète.
– « Ah oui, me dit-elle, j’ai entendu cela ce matin aussi. Je n’écoute jamais les nouvelles, mais ce matin j’ai allumé la radio. »
Belle intuition d’une personne sensible. Donc elle a reçu l’information de ce qui plombe l’ambiance. Mais elle reste dedans. Je lui demande :
– « Alors maintenant que vous savez ce qui plombe l’ambiance, que vous savez quelle énergie vous a affectée ce matin, pouvez-vous choisir de ne pas vous relier à cela ? »
– « C’est difficile, c’est ce qui se passe dans le monde, je suis concernée par cela, me couper de cela reviendrait à ignorer ce qui se passe dans le monde ».
– « Dans le monde, il y a de la violence, des guerres et de la torture. On le sait. Faut-il se relier émotionnellement à toute cette souffrance parce que cela nous concerne ? »

Les émotions auxquelles nous choisissons de nous relier créent la réalité du monde que nous créons. Si nous nous relions à la souffrance, à la peur, à la panique d’un point de vue émotionnel, c’est à dire sans un détachement qui fait que nous pouvons observer cela dans le calme et la sérénité, sans y prendre part, alors nous nourrissons la peur, la souffrance et la panique dans le monde. C’est comme si nous nourrissions un sanglier en colère. C’est exactement pareil. Lorsque nous nous relions à l’angoisse, la peur, la violence, la souffrance sans distance, nous sommes dans l’émotion et l’amplifions.

Ne pas se relier à cette émotion ne veut pas dire qu’on l’ignore. Cela veut dire qu’on n’entre pas en résonance avec elle, que l’on conserve un état serein, que l’on reste maître de notre état. Parfois notre empathie nous fait croire qu’il est moral de nous relier aux émotions. Ce n’est pas le cas. On peut aimer sans vivre la peur des autres. Et cela est un choix individuel.

Voilà ce petit texte que je n’avais pas publié. Je le publie aujourd’hui parce que je me rends compte que je suis très souvent pris par l’inquiétude et l’excitation de l’énergie ambiante. La peur des guerres, de l’avenir et le climat étrange de cette élection me perturbent souvent. Je médite tous les jours 20 minutes pour retrouver un état d’être serein qui m’appartienne. Cela ne me protège pas d’être à nouveau attiré par des énergies pas très agréables dans la journée, mais cela me permet de me recentrer dès que j’en ressens le besoin. J’ai débuté avec une application toute simple qui s’appelle Petit Bambou. Je n’ai pas d’action dans leur business, mais je la recommande à ceux qui ont envie de se recentrer en ce moment. Sinon, il y a la nature. Gratis et pleine d’amour pour nous. Bonne méditation !

Exercez votre discernement. Ne prenez pas ce qui est écrit comme parole d'évangile. Interrogez-vous intérieurement pour ressentir ce que vous lisez. Avant de commenter cette page, vous êtes invité(e) à prendre connaissance de la ligne éditoriale dans les mentions légales.

Commentaire

Que nourrissons-nous ? — 21 commentaires

  1. Bonjour,
    je pense que nous sommes dans cette vie pour réaliser notre destin.
    Quand j’ai trouvé ce pourquoi je suis là, je me concentre sur le but à atteindre et je trouve une grande force qui me permet d’avancer et de la compassion pour tous ceux qui continuent à se chercher.
    Au-delà de la souffrance il y a la compréhension de la souffrance.
    Carpe Diem

  2. C’est facile de se laisser piéger
    Par tout ce négatif
    Le mot d’ordre est « vigilance »
    À chaque instant
    Pour ne pas glisser vers le bas …
    S’entourer d’un cercle de lumière
    Et oui continuer de méditer
    Être conscient est important
    Sans se laisser « emprisonné
    Dans de mauvaises vibrations
    C’est le « dharma » du quotidien
    Un yoga du mental
    Nécessaire pour ne pas perdre de vue
    La raison pour laquelle nous sommes ici sur terre…

    Bonne respiration à tout le monde

  3. Plus ces temps « puent » (attentats, bouleversements societaux, instabilité politique, perte des repères etc) plus je me trouve également comme polluée par des signes trop nombreux ( ex : je lis sur tablette et je me farcis forcément des pubs crétines même sur la page de ma bibliothèque, aucun espace Web ne me semble neutre, non pollué d’information non désirées) plus j’ai besoin de nature, plus je m’émerveille d’un brin d’herbe poussé dans une faille du trottoir, plus j’éprouve le besoin de toucher un arbre, sentir sa force.

  4. Bonjour Tristan,
    Bravo cette perception est de plus en plus présente chez nos semblables et elle frappe sans prévenir. Étrange programme ! Vous portez un regard attentif sur les mondes vibratoires et à juste titre. Les « crop-circles » ont parmi leurs caractéristiques celle de diffuser des fréquences bien spécifiques pour des évènements très précis et ritualisés.
    Un sacrifice correspond ainsi à une fréquence et une musique ou des chants particuliers. Un Rituel opératif ( avec effets visibles et mesurables) requiert une autre gamme de son dont certains ouvrent la porte à des émotions primales : peur attirance répulsion courage agressivité fuite. Ces dualités opèrent chez tout être vivant vertébré ou non mais accédant à une forme de « conscience ». Est il légitime de s’interroger sur le pouvoir médiatique et tout l’arsenal technique dont il dispose pour « influencer » une pulsion d’achat mais aussi des émotions négatives. N’entrons pas dans l’erreur des théories du complot qui sont également des techniques de manipulation vieilles comme le monde et propagées par la toile retrouvent une « modernité » qui ne convaincra que ceux qui trop égarés de leur centre seront très tentés de se « reconnaître » ainsi que la vaste nébuleuse des ignorants et extrêmistes de tous acabits. Votre conseil à cette dame est l’un des plus efficaces et à la portée de tous. RIEN NE NOUS OBLIGE À COLLER AUX BASSES VIBRATIONS de ce type. Il est même possible de compatir face aux problèmes trop vastes pour être résolus par nous, citoyens de l’instant
    Plonger en notre être dialoguer avec les émotions qui en nous livrent une guerre duale mais factice. Méditer c’est un peu comme mettre en images ce qui en notre être à frémi, senti ou agi…Ainsi naissent les Mythes les Evangiles, les prophéties de tous ordres et de ces mythes fondateurs des civiliations humaines émerge l’outil qui à lui seul permet la fusion des contraires en faisant naître de deux reàlités de prime abord opposées l’émergence de la troisième voie celle du Pardon et de l’union des opposés…
    Beau Symbole présent en chacun de nous sans distinction aucune d’appartenance éthnique ou nationale, sociale ou religieuses…L’humanité en somme

  5. Bonjour
    C’est la qu’il faut apprendre à prendre du recul par rapport aux évènements en tout genre. Ce qui se passe actuellement dans le monde est grave mais il faut rester vigilant et ne pas se laisser envahir par ses émotions. Se tenir au courant oui mais pas en boucle. Nous ne sommes maître de rien et nous le savons. Laissons faire la vie et le pouvoir de l’Univers.
    Restons optimistes même si notre France en ce moment est malade. Chacun fait comme il peut pour la guérir.

  6. Merci pour ces réflexions constructives!
    Ne pas coller aux perturbations extérieures, qu’elles soient au niveau des relations, des informations ou de la météo, demande un travail de retour sur soi. Nous sommes toujours responsables de la façon dont nous accueillons ce qui nous est extérieur. L’essentiel est bien de reconnaitre si nous sommes ou pas impliqués dans la perturbation. En effet, j’ai remarqué que mon moral peut provoquer une réaction assez vive chez un de mes proches: cette personne ne sachant pas réguler son hypersensibilité est atteinte quand mon énergie s’étiole. Donc j’apprends à me recentrer pour ne pas moi même sombrer dans le spleen, et ainsi j’évite de perturber cette personne qui doit gérer bien d’autres stress au quotidien…c’est une forme d’éthique relationnelle avec soi et avec les autres. Il ne s’agit pas de refouler un ressenti mais d’apprendre à le gérer. Tout un cheminement …
    Douce fin de semaine à chacun!

  7. « Où est passée la vie qu’on a perdu en la vivant ? Où est passée la sagesse qu’on a perdu dans la connaissance ? Où est passée la connaissance qu’on a perdu dans l’information ? » T.S Eliot (et que vive la poésie !). Inspirée par d’excellents intervenants qui s’y expriment dans ce documentaire https://www.youtube.com/watch?v=Hs-M1vgI_4A (voir les passages aux 57éme, 50ème, et 43éme minutes, ou la question : pourquoi c’est aujourd’hui difficile de changer ? A la fois individuellement et dans et pour le « système Terre » et l’humanité) je pense aussi à « l’éthique de l’action » sentie par Aristote, et je m’interroge aussi sur les habitudes de notre fonctionnement cérébral (cerveau cognitif, cerveau émotionnel). Nous sommes toujours entre le mental et l’émotionnel, et quand nous réussissons à les faire fonctionner bien ensemble, nous avons l’impression d’être conscient et donc d’être sage. Or, cette conscience là est-elle la sagesse ?
    Par ailleurs, on médite pour éviter d’être envahi, téléguidé, par nos émotions ou celles des autres, pour les gérer, ou bien pour faire le vide, éviter d’être envahi par trop d’informations que notre mental reçoit ou formule et doit traiter sans arrêt, cela amène le calme, l’apaisement, et par là-même effectivement ne nourrit pas les ambiances lourdes qui peuvent être dévastatrices, mais au contraire ré-équilibre les énergies. Mais là encore, est-ce la sagesse, la sagesse qui amène au pouvoir de création, à la vie même ?
    C’est déjà énorme de méditer pour tout cela (et chapeau, moi je ne sais pas le faire, je ne sais pas avoir cette discipline là), mais ce n’est qu’un chemin je crois bien. J’ai l’impression qu’il nous manque un repère de conscience pour ne pas sombrer dans la folie. Et ça urge, on peut prendre feu là. Pour faire un lien avec l’astrologie, près de nous on a déjà beaucoup de choses : Mercure, la Lune… pensée et émotions. Où est la sagesse ? Une face encore cachée, pas forcément sombre, non consciente, à voir ? Un pont à faire ?

      • En fait je ne sais pas très bien finalement ce qu’on peut appeler « conscience » (conscience de quoi, de quel niveau de réalité ? Vaste sujet), ni même l’égo (pour moi il y a des énergies de souffrance dans l’air, dans notre histoire, etc, et si on se les approprie, oui on se fabrique une personnalité souffrante, l’égo. Dans ce sens, la conscience à développer se situerait peut-être là, et seulement là : la vigilance à ne pas s’approprier ces énergies afin de ne pas se fabriquer d’égo, de personnalité qu’il faut ensuite guérir, limiter, vaincre, etc. Ne pas se les approprier ne veut pas dire ne pas les ressentir, en être touché, car il est important de ressentir des émotions, sans ces émotions, pas d’accès au vécu. Mais il s’agit de les laisser passer, sans appropriation.
        Serait-ce cela la méditation, la conscience ? Dans ce sens, pourquoi ne pas « méditer » quasiment 24h/24 ? Une façon d’être pour agir (pouvoir créateur) ; pour ma part, ceci me parle :
        “La méditation est une qualité d’Etre que vous apportez à l’action. Ce n’est pas une action en particulier, il ne s’agit pas de faire quelque chose qui devienne de la méditation – il ne s’agit pas de vous asseoir dans une certain posture avec la colonne vertébrale bien droite, de garder les yeux fermés et d’observer le bout de votre nez ou votre souffle, et cela deviendrait la méditation – non, tout ceci est juste un outil… (…) Une fois que vous en avez appris la qualité, vous n’avez plus besoin d’aucune méditation particulière, et alors la méditation s’est diffusée dans toute votre vie. Même dormir est une méditation.” Osho.
        C’est joyeux, vivant, créatif.
        Quant à la sagesse… ????? Ben, on verra bien, hope.

  8. Moi qui suit une éponge et qui est dans ma vie un chemin vers le discernement à faire, j’ai bien choisi mon époque.

    J’ai récemment vue une vidéo sur France culture ( moi aussi je n’y ai pas de part) qui distingue empathie et contagion émotionnelle.

    J’ai bouclé une boucle grâce à cela

    https://www.franceculture.fr/amp/conferences/ecole-normale-superieure/peut-partager-lemotion-dautrui

    Je l’ai d’ailleurs largement partagée.

    Je ne suis pas en accord avec tous le propos, là aussi discernement, mais l’idée fondamentale de distinguer ces deux états est vitale.

    Merci pour le billet.

  9. Bonjour, je comprends ce qu’il vous ait arrivé, depuis plusieurs jours déjà , j étais très énervée, j’avais une furieuse envie de hurler, car voyez vous les circonstances actuelles me font rugir. Que le monde financier tel qu’ il est s’écroule, et bien qu’il s’écroule. Hier nous parlions avec des amis d’un monde humain, sans bourse, sans fluctuation monètaire, un monde ou l’argent était tout simplement une énergie d’échange, la vraie valeur serait le vivant, un monde sans frontière! Nous vivons une époque où la notion de groupe supplente le particulier, la notion d’interdépendance commence à pénétrer dans les consciences…. Alors c’est douloureux car on ne s’appartient pas réellement, nous sommes TOUS un point de conscience, un point de lumière qui cherche à grandir, en force, en beauté, dans ce vaste tout! TOUT est en phase extraordinaire d’extansion du plus petit au plus grand, une grande transformation a lieu, une transformation dans la conscience humaine, consciente ou non, est là palpable pour ceux qui sentent. soyons en sur L’ORDRE SORTIRA DE CE CHAOS APPARENT, toute civilisation passe par cette épreuve.
    Nous sortirons grandis de ce marasme.
    Chers tous, je vous envoie mille pensées de force, de courage et d’amour
    CHRISTY

  10. Merci mille fois, Tristan !
    Justement, prise par les impératifs du temps je n’avais pas encore médité ce matin. Je vais le faire à ma pause midi. Il est plus qu’important de ne pas ajouter notre tension aux autres et à contrario, pouvoir donner de notre compassion.
    Comme des abeilles qui utilisent leur battement d’ailes pour réguler la température de la ruche entière.

  11. Merci de partager cette compréhension de la position juste à trouver pour que notre émotion ne nous entraine pas dans une énergie qui ne peut plus être positive.
    Je luttais depuis plusieurs jours,
    Je vais beaucoup mieux maintenant.

  12. Merci pour ce texte, en effet d’actualité. Cela me parle énormément car avec les élections qui arrivent, je me connecte a pleins d’émotions plus ou moins stressantes. Et dès que je pense a me recentré cela s’en va 🙂
    j’ai l’appli petit bambou mais jamais essayer je vais m’y mettre 🙂
    a bientot

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