La Pleine Lune du 22 fevrier 2016

[singlepic id=607 w=320 h=240 float=right] La Pleine Lune du 22 février 2016 reproduit à nouveau une forte énergie de tension qui est au cœur de la crise que nous vivons depuis 2008-2009. Elle prendra fin pour cette année vers mi-mai 2016 pour une accalmie avant de reprendre un dernier cycle de fin 2016 aux premiers mois de l’année 2017. En ce moment, cette tension est à son comble. Aujourd’hui on va l’examiner plus sous l’angle de ce que cela produit comme climat dans le monde.

  1. L’énergie est tendue, on peut le sentir, c’est palpable. Nous revenons dans une phase aigüe du cycle de crise qui touche l’économie et les structures. Cela se manifeste par un conflit entre des énergies puissantes. Les deux énergies principalement en conflit sont, d’un côté, une forme de libéralisme exacerbée, et de l’autre, une tension liée à des remises en question profondes des structures.
    L’actualité est très évocatrice du caractère aigu de cette tension qui revient. Depuis quelques semaines, on évoque de nouveau une crise économique et bancaire que l’on dit grave, les bourses s’affolent. C’est sorti d’un chapeau, comme cela, d’un coup, avec cette tension aigüe que l’on peut observer entre les astres. En même temps, dans ce mouvement de désorganisation des structures, la tendance est d’essayer de se la jouer en solo pour retrouver sa part de liberté ou tirer un maximum de profit du désordre : le droit du travail est attaqué, les structures européennes sont remises en question avec les récentes exigences d’émancipation de la Grande Bretagne sur le plan social, de l’Autriche sur le plan des règles frontalières…
    La tension vient du fait que le rapport entre ces énergies est un rapport conflictuel et non de collaboration. Elles s’opposent violemment. On pourrait imaginer que ces énergies collaborent entre elles. Par exemple, on pourrait imaginer que l’on puisse réformer des cadres et des structures dans le but de créer plus de liberté et d’émancipation pour tout ce qui créerait une collaboration harmonieuse entre ces deux mouvements. Là, ce n’est pas le cas. Les attentes libérales ne se font pas en harmonie avec la refonte des structures, mais en rupture violente. Cette forme de libéralisation accentue un mouvement de casse des structures qui se passe dans la douleur plutôt que dans la douceur. C’est la guerre sur tous les fronts, économiques, politiques, culturels, énergétiques, ethniques… 
  2. L‘énergie de la légalité, de la légitimité soutient la remise en question des structures avec une approche assez technique et rationnelle du sujet. On légifère, mais sans une grande réflexion, ni considération pour l’impact humain que crée le mouvement de restructuration. On change de gouvernement et on nomme de nouveaux effectifs avec une visée très électoraliste. On crée des lois déstructurantes dans un contexte de perte de repères, ce qui accentue l’anxiété ambiante.
  3. Cette action réformatrice sur le plan de la légalité, aussi bien sur le plan du droit du travail en France, que sur le plan international avec ce qui se vit en Europe, est réalisée en conflit avec l’énergie des responsabilités et de l’intégrité. Le pouvoir de la loi ne s’accorde pas avec la conscience intérieure. Il y a un conflit entre le légal, le pouvoir que donnent les moyens d’actions légaux, et l’autorité intérieure, la rectitude, l’intégrité d’une gouvernance qui se cherche des buts et des directions sans les trouver.
  4. Avec tout cela en toile de fond, arrive l’énergie de la Pleine Lune en Vierge qui stimule notre chemin de vie collectif. La prochaine lunaison sera l’objet d’une éclipse qui mettra encore plus en exergue les questions liées à notre chemin de vie collectif. Notre chemin de vie collectif en ce moment concerne le fait de lever le voile des illusions en faisant la clarté sur les choses, en mettant du discernement et du rationnel sur ce qui semble un peu flou et pas très net. Nous sommes stimulés dans notre côté empathique, ce qui pourra nous embarquer dans des illusions. C’est une période où nous sommes plus manipulables par les bons sentiments et où nous pouvons nous méprendre, embarqués par notre compassion, sans savoir vers où cela nous mène. Au niveau international, on le voit avec la crise des réfugiés. Un mouvement d’empathie crée un grand appel d’air, les frontières de l’Europe s’ouvrent, mais sans que cela ait été réfléchi du point de vue pragmatique. Maintenant les questions rationnelles font surface. Que fait-on de tout ce monde ? On débat ici sur la nationalité, là sur les dépenses sociales, ailleurs sur la sécurité. Chacun se raccroche à un cadre rationnel pour essayer de se dépatouiller dans le foutoir qu’il a créé. La question ici posée est celle de notre chemin d’évolution qui doit nous permettre de redéfinir nos limites devant le flou de nos émotions et de notre empathie.

J’ai pris le parti aujourd’hui de parler plus sous l’angle de la société parce que les mouvements sont tellement visibles qu’ils illustrent bien cette énergie et les manières dont notre monde y réagit . Mais tout cela s’applique à nous-mêmes. Pour l’expliquer je vous propose une citation de Jiddu Krishnamurti :

Ce que vous êtes, le monde l’est aussi.

Donc, la première chose est de réaliser que le problème du monde est le problème de l’individu ; c’est votre problème et mon problème, et le processus du monde n’est pas séparé du processus de l’individu. Ils sont un phénomène commun, et donc ce que vous faites, ce que vous pensez, ce que vous ressentez, est beaucoup plus important que d’introduire une loi ou d’appartenir à un parti ou un groupe particulier de personnes. C’est la première vérité dont il faut prendre conscience, cela est évident. Une révolution dans le monde est essentielle, mais la révolution selon un modèle particulier d’action n’est pas une révolution.

Une révolution ne peut avoir lieu que lorsque vous, l’individu, vous comprenez vous-même et de ce fait, créez un nouveau processus d’action. Certes, nous avons besoin d’une révolution parce que tout part en pièces – les structures sociales se désagrègent, il y a toujours et encore plus de guerres.

Nous sommes au bord d’un précipice, et, bien entendu, il doit y avoir une sorte de transformation, car nous ne pouvons pas continuer comme nous sommes. La gauche offre une sorte de révolution, et la droite propose une modification de la gauche. Mais ces genres de révolutions ne sont pas des révolutions ; elles ne permettent pas de résoudre le problème, parce que l’entité de l’homme est beaucoup trop complexe pour être comprise par le biais d’une simple formule. Et comme une révolution constante est nécessaire, elle ne peut commencer que par vous, avec votre compréhension de vous-même. C’est un fait, c’est la vérité, et vous ne pouvez pas l’éviter, quelle qu’en soit votre angle d’approche.

Après avoir vu la vérité de cela, vous devez établir l’intention d’étudier l’ensemble du processus de vous-même parce que, ce que vous êtes, le monde l’est. Si votre esprit est bureaucratique, vous allez créer un monde bureaucratique, un monde stupide, un monde de la paperasserie ; si vous êtes avide, envieux, borné, nationaliste, vous allez créer un monde dans lequel il y a le nationalisme, qui détruit les êtres humains, une structure sociale fondée sur la cupidité, la division, la propriété, et ainsi de suite. Alors, ce que vous êtes, le monde l’est, et sans votre transformation, il ne peut y avoir aucune transformation du monde. Mais, s’étudier soi-même exige un soin extraordinaire, une flexibilité extraordinairement rapide, et un esprit alourdi par le désir d’un résultat ne peut jamais suivre le mouvement rapide de la pensée. Ainsi donc, la première difficulté est de voir la vérité que c’est l’individu le responsable, que c’est vous le responsable de l’ensemble du désordre, et lorsque vous verrez votre responsabilité, l’autre difficulté sera d’établir l’intention d’observer, et donc de provoquer un changement radical en vous-même.

Œuvres collectées, Vol. V – 12

Source : http://krishnamurti-france.org/Ce-que-vous-etes-le-monde-l-est

Merci Jiddu, belle conclusion ! Et dire qu’il a dit cela au siècle dernier. Jiddu Krishnamurti est décédé le 17 février 1986. Il n’a pas écrit cela en pensant à ce que nous vivons actuellement, et pourtant on le croirait. Son appel à devenir conscient de nous-mêmes est toujours aussi brûlant.

Très bonne quinzaine à tous et à toutes, et à dans 15 jours pour la Nouvelle Lune en Poissons !

Exercez votre discernement. Ne prenez pas ce qui est écrit comme parole d'évangile. Interrogez votre ressenti à propos de ce que vous lisez.

17 commentaires

Rosine 23 février 2016 at 16 h 13 min

L homme qui n a pas d illusions n a pas peur !(krishnamurti)
Avec une bonne dose de respect pour nous-mêmes d abord et pour les autres ensuite. ns arriverons a un changement d état intérieur qui s élargira a la dimension planétaire
Merci Tristan grâce a vous j avance disons le j y suis.

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ladom 22 février 2016 at 22 h 46 min

Alors relire « Se libérer du Connu » de Krishnamurti et penser aussi à Gandhi qui invitait à « être soi-même le changement que l’on veut voir dans le monde » …………

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François Duprat 22 février 2016 at 21 h 51 min

… et oui
Aussi, toute petite action positive en accord avec notre préparation individuelle fait des petites choses extraordinaire cet extra nous sors de notre ordinaire peu importe notre position, situation, tout est réalisable en accord

Sénèque aussi en son genre pourrait-être notre contemporain a lire ce qui nous reste de lui aujourd’hui, et pourtant, il nous faut avec lui remonter en l’an IV d’avant JC…

Les cycles, la vie en somme, moi, toi, nous la chaîne est grande et infinie, passé, Présent, avenir

L’action généreuse de Tristan peut éclairer à chaque fois 1 petite partie de nous afin de nous comprendre à nous aimer avec Cœur, en douceur, en toute clarté, grâce à ce ciel étoilé de toujours et encore plus en Activité
Tristan soyez béni

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Gus 22 février 2016 at 18 h 56 min

Merci Tristan pour cette analyse et pour la mise en perspective de ce qui nous attend dans les prochains mois/année. Je constate avec mes proches avec lesquels il y a des conflits latents qu’on ne cherche pas trop à déterrer d’habitude, une volonté d’analyser le passé, d’en reparler, de mettre à plat, de contrôler des émotions qui auparavant partaient dans tous les sens tant elles étaient fortes etc…c’est peut-être cette pleine lune en vierge.
Sinon je me faisait la même reflexion que celle de ta conclusion en lisant la citation de Krishnamurti qui je crois disait cela dans les années 50 ou 60: on dirait notre époque! Finalement le monde menace perpétuellement de s’écrouler ce qui est dans un sens normal si l’on considère que c’est un rêve dont il faut sortir par le réveil de la Conscience. La différence avec l’époque de Krishnamurti c’est peut-être davantage de crise et d’instabilité dans tous les domaines, ainsi que davantage d’êtres sensibles à cet appel et le relayant, ère du verseau oblige…

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Edith Garcia 22 février 2016 at 16 h 10 min

Bravo et MERCI pour cet article en y apportant ce que nous vivons aujourd’hui au niveau collectif. Très clair. Et en prime la référence à Krishnamurti qui nous renvoie à ce que nous faisons et ce que nous pouvons faire. Très clair votre analyse. Merci

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Rosine 22 février 2016 at 15 h 27 min

Nous subissons la colère du ciel . Les énergies s entrechoquent. Tout est rouge.
Mais y a t-il plus fort que la force??? la pensée positive??? On peut toujours essayer!

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ROUX 22 février 2016 at 14 h 11 min

Du même auteur, très parlant aussi « Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société malade » (Khrisnamurti)…merci Tristan

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jasz 22 février 2016 at 13 h 38 min

Mais saturne en SAGITTAIRE nous invite à l’approfondissement des nos vérités afin d’intégrer le passage des consciences actuelles !

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Monique 22 février 2016 at 13 h 11 min

Merci Tristan pour cet éclairage, comme d’habitude très parlant !

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berton 22 février 2016 at 13 h 10 min

Bonjour
Ce serait pas mal d’envoyer cette analyse et le texte de Krishnamurti à chaque personne de l’Élisée….et à Bruxelles et…etc! Pour que chacun puisse se regarder, moi la première!
Merci!
frederique

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Michael 22 février 2016 at 12 h 33 min

merci pour votre analyse de la pleine lune qui exprime bien les tensions intérieures du moment mais nécessaire pour aller vers plus de changement.
Merci pour ce rappel de nos 100% de responsabilité dans ce que nous vivons qui est facile à comprendre mais beaucoup plus difficile à vivre pleinement au quotidien lorsque la vie nous propose un exercice que nous interprétons comme un problème ou une difficulté. Encore merci pour vos articles.

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Enya 22 février 2016 at 12 h 31 min

J’aime beaucoup cet éclairage « astral » de la crise économique, structurelle et politique qui nous frappe actuellement de plein fouet. Observer et analyser ce qu’il se passe dans le ciel en ce moment, à l’occasion de cette Pleine Lune (aspects de tension qui plombent le ciel, nombreux carrés…)nous permet sans doute de mieux appréhender la crise de notre société et les chaos qu’elle engendre, sans pour autant l’excuser car ce n’est pas une fatalité (si c’est écrit dans le ciel, on ne peut pas s’en affranchir, nous sommes tous des « victimes »…), au contraire ! La citation de Jiddu Krishnamurti tombe à pic pour nous responsabiliser en disant que nous sommes tous, sinon l’auteur de cette crise mondiale, de ces tensions de la société, du moins « complices » de cette déstructuration (voire desctruction) sociétale car le problème du monde est le problème de l’individu. Si l’individu ne change pas, ne prend pas conscience de lui-même, de sa responsabilité, de son essence-même et de son rapport au Collectif, comment le monde pourrait-il fonctionner mieux ?
Merci Tristan pour votre enrichissante analyse.

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Hadda 22 février 2016 at 11 h 41 min

Merci pour cet éclairage
Et oui responsable
Je n’ai jamais aimé cette phrase toute faite c’est la société qui est comme ça on peut rien y faire
Hors nous sommes cette société, cette société n’est constituée que d’entités individuelles, et Krishnamurti expose assez bien l’ampleur des enjeux et du travail à fournir si nous voulons évoluer et vivre dans un monde « meilleur »

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Françoise Spells 22 février 2016 at 11 h 03 min

Merci, Tristan. La référence à Krishnamurti me conforte dans l’idée que nous sommes responsables de ce qui nous arrive, toujours, et qu’il est temps d’ouvrir les yeux et de nous mettre au travail, ici, maintenant . De naître enfin ! à nous même et au monde.

Belle journée à vous et à tous sur le chemin .
Françoise

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claire 22 février 2016 at 9 h 34 min

Merci Tristan de replacer cette Pleine Lune au niveau social-collectif dont nous ne sommes pas séparés. Le texte de Krisnamurti apporte un éclairage de + pour travailler sur nos émotions et approfondir ! Au niveau individuel les tensions peuvent se ressentir au niveau du corps (colonne vertébrale… excitation nerveuse…) reflet des carrés en place … Emotions niées ou refoulées? Bonne pleine lune quand même à tous , cultivons la douceur en conscience

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Isabelle 22 février 2016 at 8 h 34 min

Merci Tristan 🙂

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karine 22 février 2016 at 7 h 59 min

j’ai beaucoup aimé la référence à J. Krishnamurti car il est une source d’inspiration pour moi tout autant que Gandhi « soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » le monde est notre reflet et miroir, nous avons la responsabilité de ce qui est créé! les conflits extérieurs sont le reflet de nos conflits intérieurs, tant que les Hommes rejetteront la faute sur les autres, rien ne changera! Pour que quelque chose change, il faut changer quelque chose (en nous mêmes) Merci pour cette analyse

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