Je suis…

jesuislapaix Les événements récents et la dernière lunaison suscitent des commentaires sur le caractère des "prévisions" des lunaisons bimestrielles.

Je ne fais pas de prévisions événementielles, ni dans les lunaisons, ni dans les consultations individuelles. Je n'aime pas cela parce qu'elles cristallisent des peurs et des espoirs, ce qui a le pouvoir de figer l'esprit dans des attentes qui nous coupent de nous-mêmes.
La manière dont j'utilise l'astrologie a pour but de décrire une énergie pour que chacun puisse mieux comprendre et ressentir ce qu'il vit dans sa vie et trouver ses propres réponses, attitudes, comportements, changements aux événements de sa vie.

Quand on fait de l'astrologie, ou pour d'autres de la voyance, on ouvre une sensibilité qui fait que l'on peut pressentir des événements. Quelques semaines avant Noël j'ai fait deux rêves assez lourds. Dans le deuxième, j'étais dans un immeuble de bureau et je voyais Paris être l'objet d'une attaque similaire au 11 septembre 2001. Je voyais des bâtiments exploser et partir en fumée et, en me penchant par la fenêtre, je voyais des hommes armés et cagoulés tirer avec des fusils mitrailleurs dans la rue. Je savais qu'ils allaient pénétrer dans les bâtiments pour tirer sur des gens et je cherchais à me réfugier dans les étages supérieurs où je croisais des dirigeants avachis dans une attitude d'étrange sérénité qui semblaient ne prêter aucune importance aux événements.

J'ai compris le 7 janvier 2015 que j'avais fait un rêve prémonitoire. Paris n'est pas en flammes, mais l'événement a pris l'importance d'un 11 septembre à la française, et mon rêve l'indiquait symboliquement. Les hommes que je voyais depuis mon rêve étaient très proches des images que j'ai vues à la TV.

Il y a dans les rêves et les visions des images symboliques qui se mêlent à des images très proches de ce qui peut se passer dans un futur sans que l'on puisse facilement discerner l'un de l'autre. Si j'avais raconté ce rêve ici avant les événements du 7 janvier, ou si j'avais imagé mes lunaisons du 22 décembre et du 5 janvier avec l'énergie de mon rêve, j'aurais créé une peur collective à l'échelle de notre petite communauté d'astrophiles (en passant on est aujourd'hui plus de 2700 sur ce site ! merci à tous de votre présence et de vos commentaires !) qui aurait dépassé largement la réalité des faits qui se sont déroulés. A quoi bon? A quoi bon faire peur, a quoi bon effrayer au delà du réel ?
Dans mes lunaisons, vous trouverez l'énergie de ce qui se passe, mais pas ce qui se passe. Pour deux raisons : parce que je ne sais pas avec certitude ce qui se passera, personne ne le sait avec certitude, et parce que l'avenir n'est qu'un potentiel que nous pouvons collectivement modifier. Ériger les visions d'horreur en vérité leur donne une réalité plus sûre et une force destructrice plus grande. Lorsque l'on obscurcit la conscience avec la peur on crée des événements plus violents.

Les prises de conscience morales, spirituelles et sociales que nous pouvons faire en comprenant notre responsabilité dans l'énergie du moment changent l'avenir en l'adoucissant. Les annonces de catastrophes renforcent le potentiel qu'elles se produisent. Mon choix est d'accompagner à la prise de conscience des changements que nous devons faire en nous-mêmes pour aller collectivement vers la paix, pas d'exciter la haine et la peur.

Sur les dernières lunaisons, vous verrez que je parle souvent d'un conflit entre un besoin d'émancipation existentiel et une refonte des structures. Ce conflit est une des racines de la crise actuelle. Il est redevenu important et aiguë récemment du point de vue de l'énergie astrologique.
Il concerne l'énergie du Bélier et le besoin d'affirmer sa volonté. Je pourrais préciser aujourd'hui, d'affirmer son identité. D'un côté, les terroristes cherchent à affirmer leur identité, d'un autre, tout un chacun se positionne en affirmant la sienne. La question du "Je suis..." qui est si fondamentale et si existentielle est au cœur du conflit.

Notre chemin d'évolution collectif en ce moment est lié à cette question, à ce questionnement du "Je suis" que l'on vit dans l'excès et qui génère des conflits. C'est dans l'énergie de notre évolution collective. Notre porte de sortie dans ce chemin de vie collectif ne se résoudra pas dans la force d'une affirmation de soi qui s'oppose aux autres, c'est plutôt, notre pathologie collective du moment.

L'affirmation identitaire crée une excitation momentanée qui exalte le sentiment de liberté, mais ne crée ni la paix, ni l'amour, ni la résolution de la tension dans laquelle nous sommes.

La porte de sortie de notre chemin de vie collectif est notre faculté à retrouver le sens de l'harmonisation. La période de vie actuelle nous invite à lâcher prise sur le besoin d'affirmation de soi contre l'autre et à nous ouvrir à l'harmonisation, à l'écoute de l'autre et de notre environnement. C'est le sens du chemin de vie collectif que nous partageons en ce moment.

"Je suis..." est une phrase puissante. Ce que l'on dit derrière a une force, cela nous identifie, nous lie à une pensée collective, nous désigne instantanément. C'est une auto-définition qui prend effet immédiatement. Est-ce que cela nourrit l'amour ou la haine, la lumière ou l'ombre, l'harmonie ou la violence ? Derrière "Je suis" nous définissons qui nous sommes. C'est ce que nous mettons derrière "Je suis" qui affirme si nous voulons la paix ou la guerre.

Les grands maîtres d'hier et d'aujourd'hui connaissent l'importance de cette formule : "Je suis". Relisez la Bible, Neale Donald Walsh ou Eckart Tolle et toutes les lectures inspirées. Le "Je suis" est partout dans ces écrits. Les événements qui se passent aujourd'hui ont une grande portée spirituelle et il est important aujourd'hui de mettre une conscience très claire sur ces mots et affirmations.

Dans l'énergie du moment notre sensibilité, notre individualité et notre désir sont tournés vers les idées communautaires. Nous pouvons facilement nous identifier à des idées communautaires plus qu'à notre essence profonde. Nous sommes sensibilisés très fortement par les courants d'idées et pouvons y perdre notre cœur, notre centre.

Une lectrice m'a transmis un très beau message dont j'ai tiré les illustrations de cet article. Je vous invite à le lire. Il est reproduit ci-dessous. Il nous aidera peut-être à nous définir d'une manière qui puisse affirmer notre volonté d'amour et de paix sur la Terre.

Exercez votre discernement. Ne prenez pas ce qui est écrit comme parole d'évangile. Interrogez-vous intérieurement pour ressentir ce que vous lisez. Avant de commenter cette page, vous êtes invité(e) à prendre connaissance de la ligne éditoriale dans les mentions légales.

Commentaire

Je suis… — 52 commentaires

  1. Je suis réaliste.
    C’est pour ça que j’entends tout, j’écoute tout et je m’accorde à voir tout (y compris ce qui ne peut se montrer, ce que certains qualifient d’indicible).
    Faut-il anticiper la communication?
    Oui, si l’on a la solution pour éviter et si l’on est crédible, précis, concis.
    Effrayer, c’est mettre en avant et partage un sentiment, une sensation… si je reprends un de vos articles… à quoi bon l’éviter?
    La peur, c’est une sensation qui dit aussi « je suis vivant car j’ai peur ».
    Je pourrais ne pas avoir peur, je pourrais éluder toutes ces sensations pensées négatives comme certains ont voulu le faire juste après ces évènements et le font encore.
    Alors, je prends un costume, je n’oublie pas les plumes, je cours en me dandinant pendant plus de 100m et au premier trou, je mets la tête dedans.
    Puis, par ce geste, je présente mes fesses, je suis soumis, à dispo, prêt à me donner au premier venu et je lui offre le pire de moi-même.
    Je n’ose l’affronter car je n’ai rien à lui dire, car je suis faible, car à avoir voulu fuir la peur, à avoir voulu la mettre à l’index, de côté, loin de moi… je n’ose plus l’affronter. Je lui tourne le dos, je lui montre mon cul, une partie de mon côté scorpion… je lui fais entendre, je suis incapable de me transformer, je suis faible vil et veule.
    Voilà ce que près de 10% de population a montré à ces monstres: nous nous soumettons car nous avons peur de réagir avec vos outils.
    J’ai peur et je n’ai pas peur de le dire et de le clamer car avoir peur, c’est déjà être humain et dire: « J’existe ».
    C’est refuser d’échapper à la réalité et au futur, c’est ne pas se laisser happer par le carpe diem.
    En ça, l’astrologue (amateur ou professionnel) a le devoir de prévoir, celui de dire parfois l’indicible tout en restant dans sa réserve, laissant planer un certain mystère. Mais, se taire, c’est déjà dire le thème est un fatum dont ni l’expérience, ni l’histoire du consultant, ni son environnement où qu’il se trouve ne peut modifier… on oublie alors l’aspect géographique, et surtout le fait que le temps est différent au même instant suivant le lieu.

  2. Bonjour Tristan,

    Merci pour ce partage….

    Moi je n’utilise qu’un seul mot : je suis HUMAINE, voila ce qui me lie aux autres personnes. Et c’est ça qui doit nous rassembler. Mais, par un égo surdimensionné, certains veulent se distinguer des autres. Et, si malheureusement, autour d’eux personne ne flatte leur égo, ils se tournent vers des groupes sans scrupules et sans lois.
    Les différentes manifestations qui ont eues lieue n’ont fait qu’attiser la haine et la peur, engendrant malaises et mal être.
    Il est peut être temps d’envoyer de la lumière…

    Marie H.

      • Dans un certain sens, oui!
        Cependant, l’amour peut être de la haine!
        Exclure (sans tuer)implique: »Tu refuses de te fondre dans la communauté, donc la communauté te mets au ban! (dérivé de bagne) » (commande également connue des responsables de canal IRC)
        D’une manière plus soft, on peut reprendre l’exaspération d’un parent fasse à un gamin qui est, systématiquement, dans la provocation! Que faire?
        Laisser faire et laisser dériver ou sanctionner?
        Enfin, je pense que ce qui se passe à Copenhague démontre que défiler avec des banderoles et mettre des bougies aux fenêtres n’est que vœu pieu! Pour plus comparez les ambiances des années suivantes: 1918-1998 1923-2003 1929-2009 1935-2015 (et les évènements actuels en zone Euro, vous verrez les similitudes pour ce dernier couple)

  3. Bonsoir Tristan, je suis absolument d’accord avec vous. Il est dangereux de faire des prédictions. Luc Bigé dit dans un de ses livres que les grecs pensaient que le passé est devant nous et le futur derrière parce que on ne sait pas ce que sera l’avenir et on connait bien le passé. Ayons la sagesse des anciens grecs, ne nous donnons pas un pouvoir que nous n’avons pas et n’exigeons pas des autres qu’ils nous livrent un savoir qui n’est du ressort de personne.
    Ne changez rien à votre façon de faire, c’est la plus positive.

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