Le Cancer

J’ai eu quelques difficultés à rédiger ce processus. Le Cancer est dans mon thème, dans la maison XII, maison des enfermements, des retraites et des éloignements. L’énergie du Cancer est sans doute l’une de celle qui m’est la plus difficile à ressentir, la plus éloignée.

Le souvenir d’une expérience intérieure très forte vécue de manière spontanée et naturelle m’a aidé à comprendre ce processus. J’avais développée à la suite de cette expérience, la croyance que les efforts en matière de relation intérieure (le domaine de ma maison XII) étaient inutiles. Je me suis rendu compte que j’avais longtemps ignoré l’ambition de me retrouver intérieurement, tellement j’étais persuadé que ce processus devait être naturel et spontanée et ne pas provenir d’une recherche particulière. Cette petite histoire illustre ce processus à l’œuvre chez moi. J’espère que ce texte vous éclairera dans la compréhension de vos propres thèmes. Si vous souhaitez savoir où se trouve le Cancer dans votre thème, vous pouvez me transmettre votre nom, prénom, date heure précise et lieu de naissance, je vous enverrai votre thème pour que vous puissiez regarder par vous-même.

1 - La croyance du Cancer.

Là où se trouve le Cancer, on croit que la spontanéité que l’on sent, est le signe d’une parfaite concordance entre nos désirs et la vie. Là où on a le Cancer, on croit qu’aucune forme d’évolution ou de volonté personnelle de notre part, ne soit utile pour avancer. On oublie que même enfant on a du crier pour obtenir à manger et que la bienveillance maternelle a été aussi stimulée par notre désir de vivre. On vit dans l’illusion qu’on nous a pris en charge sans que l’on n’ait eu à en faire la demande, et on s’imagine que la vie nous prend en charge de la même manière.

2 - Comment on agit du fait de cette croyance.

Là où on a le Cancer, on vit les choses avec insouciance. On rechigne à imaginer vivre quelque chose de différent, de plus mature. On vit sur nos souvenirs et on s’imagine que faire évoluer notre état demanderait des efforts contre nature puisque, naturellement, « la vie anticipe nos attentes ». On vit d’une manière que l’on souhaite complètement naturelle et spontanée. On se satisfait de vivre de ce que l'on a, ou ce que l’on a eu, et quand les choses ne se manifestent plus, on se réfugie dans le souvenir des bonnes expériences qu’on a eu. Dans ce secteur plus que tout autre, on néglige d’exprimer un besoin de croissance et on se contente de souvenirs heureux et d’actions légères.

3 - Ce que l’on reçoit du fait de ces agissements.

Là où on a le Cancer, petit à petit, on se rend compte que l'on n'arrive pas à résoudre certaines difficultés. Tout stagne. On s’encroute sur nos souvenirs d’expériences agréables et nos souvenirs d’enfance où tout était naturel. On rêve qu’elles réapparaissent aussi « magiquement » qu’elles sont apparues autrefois. Mais rien ne revient avec la même spontanéité et plus on avance en âge, plus on s’éloigne de ce sentiment d’être relié à quelque chose de naturel qui nous nourrissait avant et semblait fonctionner tout seul et sans effort. Là où on a le Cancer, on a l’impression de vieillir sans grandir. La facilité des débuts s’émousse avec le temps, la spontanéité perd de ses effets, et cette perte d’efficacité n’est pas remplacée par un changement apportant d’autres satisfactions. On a juste le sentiment de perdre fraicheur et jeunesse et on finit par vivre sur des souvenirs d’une vie agréable qui le devient de moins en moins à mesure qu’on grandit.

4 - Comment on résiste tant bien que mal.

Convaincu que les choses s’arrangeront « spontanément », on attend patiemment que cela vienne tout seul. On continue à se réfugier dans une attitude un peu lascive et attentiste ou à surfer sur toutes les facilités qu’il nous reste encore, pour vivre le plaisir immédiat sans penser au lendemain. On préfère compter, d’une manière qui frise maintenant le sur naturel, sur une bienveillance de la vie qui comprendra nos besoins et y répondra. On aimerait que cela puisse se produire sans que l’on ait à investir notre être pour cela, comme si la vie dans un élan de générosité surnaturel, devait nous prendre en charge, comme un bébé, pour résoudre nos difficultés et réaliser nos dépassements d’adulte.

5 - Comment la vie l’aide à évoluer.

Dans cet état d’attente rien ne change dans notre manière de fonctionner, ni dans les résultats que l’on obtient. Notre conscience d’adulte grandissante nous rend de plus en plus insupportable les conséquences de notre attitude infantile. Nos désirs d’adultes ont maintenant des exigences de croissance et on ne se satisfait plus de cette insouciance. Mais on croit, là où se trouve le Cancer, que si l’on ambitionne de changer par nous-mêmes les choses, cela va être pénible. On croit que cela va nous imposer une rigueur contre-nature pour avancer. Alors l’entreprise du changement nous semble au dessus de nos forces. On laisse tomber et on finit par se laisser engluer dans un état infantile qui nous déborde, nous limite et ne nous rend plus heureux.

A fonctionner comme un bébé qui se laisse nourrir par la vie, on finit par se sentir aussi limité et peu développé que lui. Ce que nous obtenons ne colle plus du tout avec nos envies d’adulte ni nos désirs de construire quelque chose qui prenne une autre dimension.

6 - Ce que le processus crée.

Là où se trouve le Cancer, on finit par comprendre que le processus de la vie ne permet pas que se manifeste ce que l'on n'a pas ambitionné d'exister. On comprend qu’il est important de mettre en place nos ambition d’adulte. Là où se trouve le Cancer, on avait rejeté toute ambition de croissance vers un état plus élevé avec la croyance que cette croissance exigerait de nous rigueur et efforts. On comprend que l’on s’est égaré. On découvre alors, petit à petit, que notre sentiment d’être englué ne tenait pas à un dysfonctionnement ou à une érosion de notre capital jeunesse ou chance, mais à une limite que l’on s’était mis tout seul et que l’on n’envisageait pas de pouvoir dépasser sans peine et sans lourdeur.

Là où se trouve le Cancer, on finit par comprendre que nous pouvons avoir des ambitions et désirer croître. On commence à formuler nos désirs de croissance. A partir du moment où ce blocage saute dans nos esprits, que l’on pose nos ambitions et que l’on y croit sans plus projeter la peur des efforts et des dépassements, on se rend compte qu’il existe des solutions naturelles, que les actions peuvent être menées dans la joie et la douceur. On découvre que l’on peut faire confiance dans la vie, dans la Terre, nos amis, notre entourage, pour nourrir et accompagner notre croissance vers notre état d’adulte.

Le Cancer vient de réaliser le processus de CONFIANCE dans le SOUTIEN de la VIE.

Exercez votre discernement. Ne prenez pas ce qui est écrit comme parole d'évangile. Interrogez-vous intérieurement pour ressentir ce que vous lisez. Avant de commenter cette page, vous êtes invité(e) à prendre connaissance de la ligne éditoriale dans les mentions légales.

Commentaire

Le Cancer — 76 commentaires

    • Allez voir les deux textes sur les Noeuds lunaires qui vous concernent, vous verrez, vous vous retrouverez.
      Noeud Nord en Cancer, Noeud Sud en Capricorne
      Noeud Nord en maisons XII, Noeud Sud en maison VI.

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