La Balance

Voici le processus de la Balance. Je boucle ses douze mois passés a explorer ces processus. Les uns après les autres. J'espère que cette ballade vous aura apporté, comme elle m'a beaucoup apporté à moi. Bonne lecture !

1 - La croyance

Le signe de la BalanceLà où on a la Balance on a la croyance que tout doit être toujours parfaitement à l’équilibre, qu'il faut éviter les déséquilibres. Là où on a la Balance, on a la croyance que le déséquilibre est mauvais et que l’équilibre est bon. On est persuadé que l’on peut fixer les choses dans un état qui préserve l’équilibre de toute chose en tout instant. On prévient ou on repousse les éventuels désirs qui pourraient faire pencher la balance.

2 - Comment on agit du fait de cette croyance.

Là où on a la Balance, du fait de cette croyance on évite de s’affirmer trop fort. On croit que si on laisse s’exprimer son désir profond en lui lâchant la bride, il va tout déséquilibrer. On est mesuré, on se contrôle et on contrôle, on évite de choisir de peur que notre choix ne pèse trop fort et déséquilibre tout. De ce fait on ne décide pas et on est souvent bloqué dans l’action.

Là où on a la Balance, la croyance que tout doit rester à l’équilibre immobilise notre désir. On s’exprime peu sur nos désirs et on les met peu en mouvement, de peur que ce mouvement n’entraine un déséquilibre destructeur. Là où on a la Balance, on est hypersensible au pouvoir destructeur d’une action qui n’aurait pas intégré tous les paramètres de son impact sur son environnement. On est hypersensible à l’impact que l’on pourrait avoir sur les autres.

3 - Ce que l’on reçoit du fait de cette croyance.

Là où on a la Balance, notre hypersensibilité à l’impact de l’action paralyse notre désir. Les autres autour de nous, eux, sont bien vivaces, et ne se privent pas d’avoir des désirs et de bousculer notre environnement qui se trouve alors, sans cesse menacé de déséquilibre.

Comme un fait exprès, là où on a la Balance, l’équilibre ne semble jamais atteint. L’imprévu est toujours là. Ici une demande, là un chamboulement, là une surprise, on attire tout les déséquilibres, toutes les pulsions de vie qui viennent se nourrir de notre énergie de rétablissement pour vivre leurs désirs d’être.

Alors, là où on a la Balance, on oublie son propre désir et on se met à servir et combler celui de l’autre avant qu’il ne vienne perturber l’environnement. On rétablit l’équilibre avant de mettre en avant son désir d’être, pensant que quand tout sera en ordre, chacun comblé, on aura l’espace de pouvoir exprimer notre désir.

4 - Comment on résiste tant bien que mal

En agissant ainsi, à combler les autres, on ne crée jamais son propre espace. Un désir ou un déséquilibre comblé en appelant un autre, on se retrouve, avec de plus en plus de choses à porter et à rééquilibrer pour les autres. On redouble de volonté pour contrôler notre environnement qui devient de moins en moins contrôlable. Mais comme on s’est coupé de notre désir, on s’est également coupé de nos sensations et on se réfugie alors dans des croyances culturelles pour agir et maintenir l’équilibre. « Les choses devraient être comme ceci », « on n’agit pas comme cela », « on ne devrait pas faire ceci », deviennent des phrases dans lesquelles on se réfugie pour tenter de canaliser, contrôler et modérer les désirs des autres. Là où on a la Balance, ayant perdu le lien avec notre propre désir, on se conforme aux comportements les plus conventionnels, les plus standards. Ce faisant, on se coupe de l’expérience de la Vie.

5 - Comment la vie l’aide à évoluer

Les conventions et les « on doit faire comme ceci » n’agissant pas sur la puissance du désir des autres, on se durcit et on cherche à faire passer en force le respect de l’équilibre. Mais, là où on a la Balance, notre sensibilité de base est une sensibilité à l’équilibre et aux besoins des autres, alors, notre tour de passe passe autoritaire n’a aucun effet durable et les autres affluent encore avec leurs envies et leurs désirs débordants.

On se retrouve comme dans un jeu de vachettes landaises, à devoir traverser un terrain pleins de bêtes surexcitées, en portant à bout de bras des plateaux de plus en plus lourds desquels rien ne devrait tomber.

Au bout d’un moment c’est notre propre équilibre qui est menacé. Et, à moins d’être superman ou wonderwoman, on tombe, on chute, on s’écroule, et tous les verres du plateau se retrouvent au sol en mille morceaux. Cette chute nous fait prendre conscience qu’on ne peut plus et ne veut plus porter le désir des autres et qu’on a besoin d’équilibre pour soi.

6 - Ce que le processus crée

Là où on a la Balance, on apprend que l'on ne peut ni rééquilibrer, ni stopper, ni contrôler durablement le désir des autres. Dès que nous sommes de nouveaux sur pieds, les autres reprennent leur mouvement de vie et se remettent, là où on a la Balance, à exprimer leurs désirs, à s’appuyer sur nous à menacer de tout déséquilibrer.

Alors après avoir chuter, une fois, deux fois, trois fois… dans cette entreprise illusoire de tout maintenir dans un équilibre fixe, tout garder sous notre contrôle en satisfaisant les autres, là où on a la Balance, on apprend que tout est déséquilibre et que l'harmonie universelle du monde n'est pas un état d'équilibre statique mais un état de déséquilibre et de mouvement constant. La constance, c’est le mouvement. L’équilibre réel n’est pas immobilité, mais attention extrême et constante à tous les mouvements de la vie.

Comme cet oiseau perché sur un fil et qui semble parfaitement en équilibre, on apprend qu’en fait c’est grâce à une attention très fine que l’on corrige à chaque instant les déséquilibres en adaptant notre action aux paramètres de la vie qui nous entourent. C’est l’attention au vent, à la vibration du fil et la réaction appropriée du corps qui maintient l’oiseau en équilibre sur son fil, pas les crispations, pas les conventions, pas le désir de contrôler le vent ou le fil.

Là où on a la Balance, on apprend à accepter le mouvement des autres, leurs désirs, leurs envies, leurs vitalités, et à s’harmoniser avec ce mouvement en agissant selon et à partir de son désir propre. L’important n’est pas que tout devienne statique, mais que nous apprenions à nous harmoniser avec chaque mouvement de la vie par une action juste qui aura intégré le mouvement de l’autre et son désir au lieu de le refuser. Lorsque ce bout de chemin est parcouru, on pourra alors considéré notre propre désir comme légitime et non plus perturbateur, et harmoniser notre désir avec celui des autres.

Le processus de la Balance vient de créer l’HARMONIE.

Exercez votre discernement. Ne prenez pas ce qui est écrit comme parole d'évangile. Interrogez-vous intérieurement pour ressentir ce que vous lisez. Avant de commenter cette page, vous êtes invité(e) à prendre connaissance de la ligne éditoriale dans les mentions légales.

Commentaire

La Balance — 22 commentaires

  1. Je suis balance ascendant balance et me reconnaît autant dans cette description que dans celle de l’élément air. Aussi, l’air est également mon élément ayurvedique. Il est assez intéressant de faire des liens entre l’expérience de vie et la traduction corporelle de ces énergies. J’ai commencé le yoga il y a 5 mois et inconsciemment mes objectifs, mes difficultés et atouts sont corporellement ceux de la balance élément air. Par contre, m’intéressant depuis peu à l’astrologie, j’ai compris à quel point les scorpions ont bouleversé ma vie, de manière négative. J’ai développé de la dépendance affective très forte envers eux, aspirée et aveuglée par leur énergie et bien sûr voulant contrôler leur désir en projetant le mien sur eux. Affectivement je suis presque systématiquement attirée par les scorpions et je commence tout doucement à les reconnaître au premier abord. Je ne sais pas si je dois les éviter ou m’adapter à cette énergie pour pouvoir les côtoyer de manière apaisée car la passion qu’il font émergé est encore presque la seule à m’animer d’un désir de projet de couple.

    • Tout est dit dans votre commentaire. Dans l’enchainement des énergies du zodiaque, le défaut de la Balance est de réduire les relations à des échanges conventionnels pour assurer l’harmonie et l’équilibre. Si on va trop loin dans cette énergie, le lien devient fade. Le Scorpion arrive alors avec toute sa puissance magnétique pour soulever les tapis, remuer la poussière et faire sortir les monstres du placard. C’est salutaire, cela permet de sortir de l’endormissement des conventions. Les énergies s’enchainent pour nous aider à évoluer. Soyez qui vous êtes et n’ayez pas peur de vous laisser dépoussiérer 🙂

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